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Initiative // Une marche pour la vie au pluriel


La première Marche des Fiertés costarmoricaine aura lieu le 21 mai prochain. Organisée par un collectif composé du Planning familial et de plusieurs associations locales, son objectif est « l’égalité des droits, contre les discriminations, pour vivre et nous épanouir dans nos corps, dans nos genres, dans nos vies, dans nos familles ».


Informer et sensibiliser sur la cause des les- biennes, gays, bi, transgenres, queers, intersexes et asexuels, telle est l’ambition du tout nouveau collectif, Fiertés Plurielles, créé en décembre der- nier sur le territoire briochin. « L’idée était déjà à l’ordre du jour dans plusieurs associations de jeunes et moins jeunes. Ils souhaitaient fédérer des énergies pour créer la première marche. Il était naturel que le planning familial s’associe à cette dynamique puisque la lutte contre les discri- minations sexuelles fait partie de nos missions », explique Mieke Gilles du planning familial. Des représentants des associations Aglae (Armor Gay Lesbiennes Aide Ecoute), Aids, Grey pride... ont déjà rejoint le collectif. « Il est ouvert à toutes les associations et citoyens qui se sentent concernés par cette thématique », ajoute-t-il. La Marche des Fiertés existe, nationalement, depuis vingt ans. Inspirée de la Gay Pride, elle revendique princi- palement l’égalité des droits entre les personnes hétérosexuelles et LGBT. Le 21 mai, un village sera installé sur la place Du- guesclin à Saint-Brieuc. La marche, de quatre kilo- mètres, débutera à 15h et sera de retour vers 17h. Un bal des Fiertés lui succèdera à 20h.


CLAUDE, association Grey Pride « Nous sommes heureux de ce mouvement interassociatif pour lutter contre toutes les formes de discriminations. Les jeunes se mobilisent plus que ma génération, ils osent plus se montrer et prendre la parole ! Participer à cette dynamique, tous ensemble, c’est faire progresser les mentalités et l’acceptation de tout un chacun, peu importe ses choix de vie ».



LUDOVIC, comédien « M’investir, c’était une évidence après avoir créé le premier spectacle transformiste en salle, il y a douze ans. Même aujourd’hui avec le mariage pour tous et la libération de la parole, on ne peut pas encore tout se permettre et nous sommes encore confrontés à de l’homophobie larvée ou flagrante. La Marche des Fiertés, c’est une revendication mais aussi une ouverture à tous. Il faut qu’on arrête d’avoir honte de ce que l’on est ! Si je peux transmettre mon expérience, favoriser l’expression du malaise d’un jeune et questionner sur - qu’est-ce que la normalité ? -, alors tant mieux ».

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