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L’entrepreneure // Valérie Chataigner

J’ai besoin de challenges !

Née dans une famille d’entrepreneurs, Valérie voulait « exercer mon métier comme bon me semblait et, si je faisais des erreurs, n’avoir à les reprocher qu’à moi ». L’élève de l’IUFM fait demi-tour alors qu’elle est presque au bout de son parcours. Son rêve d’enfant refait surface. « A 9 ans, j’ai installé mon institut de beauté dans le grenier chez mes parents ».

Elle rachète un institut à Collinée en 2007.

Ses grandes étapes
2007 - Rachat
2010 - Changement de local. 
« La volonté de la commune de maintenir ses commerces en proposant un local neuf à loyer modéré. Une plus grande surface, une meilleure visibilité. J’ai passé un palier en termes de développement de clientèle ».
2018 – Diplôme en Kératopraxie. 
« pour répondre aux besoins des personnes qui ont des problèmes de peau non résolus par la cosmétique traditionnelle. Un diplôme universitaire en biologie de la peau. Nous ne sommes que deux sur les Côtes d’Armor à le proposer ».
2019 – Embauche d’une apprentie. « Un moment donné le planning est plein et tu n’as que deux mains. C’est une satisfaction de se dire qu’on peut se permettre une embauche et développer encore la clientèle »

Le rural, un choix

« J’ai fait ma formation en alternance chez une esthéticienne qui avait deux instituts : un à Lamballe, un à Collinée. A la fin, je lui ai fait part de mon envie de créer mon institut et elle m’a proposé de racheter celui de Collinée. La clientèle me connaissait, c’était une opportunité. Ici, le contact est facile avec les gens, je suis moi-même. Rural ou urbain, la vie est speed partout. Mais ici, il y a plus de tolérance dans les emplois du temps et la clientèle est fidèle. Les clients viennent pour ton travail mais aussi pour toi ».


Créer à 27 ans

« Je ne me suis pas trouvée jeune pour créer. C’était une évidence. La prise de risque était mesurée, l’institut existait déjà, il y avait des bilans comptables. Les enjeux financiers ne me stressent pas du tout. Je savais que si je travaillais, ça irait. De plus, j’avais identifié un potentiel de développement, je savais qu’il y avait des choses à faire ».


Le corps et l’esprit

« Dans mon métier, je me rends compte que les femmes s’imposent d’être au top dans toutes les facettes de leurs vies. J’aime autant prendre soin du corps que de l’esprit et j’avais envie de créer quelque chose autour de ça. J’ai été accompagnée pendant un an et, dans une pièce inutilisée de l’Institut, j’ai créé l’espace « Au cœur de moi ». Régulièrement j’organise des ateliers sur des thèmes de développement personnel mais aussi des moments qui réunissent maman et enfant. Une éducatrice s’occupe des enfants pendant que je prends soin des mamans. Cela se développe doucement. Sur certains ateliers des femmes viennent de Loudéac. C’est un avantage du rural : on a plus de possibilités pour élargir le champ de compétences, multiplier les services et les offres. En temps de crise, on s’en sort mieux ».


Si c’était à refaire

« On a toujours la possibilité de faire mieux ou de faire autrement. Il y a peut-être certains investissements qui auraient pu mettre à mal ma rentabilité »


Des projets

« Cette année, je la consacre au développement de la Kératopraxie et au projet d’espace de travail partagé sur Lamballe. Une aventure humaine, une ouverture sur un autre domaine. Pourquoi ne pas accueillir d’autres professionnels pour des ateliers, développer dans une autre ville ? J’ai toujours besoin de renouveau et de challenges ».

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