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  • Photo du rédacteurKatell Magazine

LA CHEFFE D’ENTREPRISE / Léa Seguin

« Récupérer l’existant, en faire quelque chose de beau et d’utile »



Contrer la pollution générée par les déchets plastiques en les transformant. C’est le pari local de l’atelier de Léa : Hello Waste.


Comment récupérer l’existant pour en faire quelque chose de beau et d’utile ? C’est la question que s’est posée Léa Se- guin il y a un peu plus de deux ans. L’initiative collaborative « Precious Plastic » a inspiré la jeune diplômée en ingénierie culturelle et événementielle à la suite d’une réflexion sur ses bouteilles d’eau vides. « L’ambition de Precious Plastic est de démocratiser le recyclage des déchets plastiques avec des machines low tech faciles à mettre en œuvre à l’échelle du territoire. Avec mon associé de l’époque, nous nous en sommes inspirés à 85 % pour créer Hello Waste ».

Accessoires éco-conçus. L’entreprise collecte deux types de plastiques : le PEHD et le PP. « La matière première que nous utilisons provient d’acteurs locaux. Par exemple, nous achetons les bouchons auprès d’associa- tions, cela permet de financer des projets pour des personnes handicapées. Nous réalisons ensuite des produits que nous vendons directement, via notre site internet, chez des revendeurs, dans des concept-stores, des boutiques vrac ou auprès de professionnels ». Mais Hello Waste fonctionne aussi par projet : « deux marques parisiennes se sont rapprochées de nous pour nous livrer leurs déchets plastiques afin que nous les transformions en accessoires éco-conçus logotés à leur marque qu’elles revendent ensuite ». En parallèle, l’entreprise est régulièrement sollicitée pour faire de la sensibilisation auprès des jeunes mais aussi dans les entreprises. « J’y vais avec des machines. À la sensibilisation et au temps d’échange s’associe un atelier de création. L’animation ludique permet d’illustrer le processus de recyclage ».

Petites séries. Aujourd’hui seule à la barre, Léa souhaite privilégier les projets sur mesure « pour ne pas produire à la chaîne et garder le plaisir des projets ». Elle fait le choix du studio-atelier plus que celui d’une usine. « Je sais que ce projet a du potentiel car il répond à une réelle demande. Nous produisons des petites et moyennes séries, entre dix et 600 pièces avec un outillage le moins contraignant possible afin de limiter au maximum le coût pour le client ». La jeune femme veille à l’équilibre entre sa charge mentale et un projet à son image : une petite équipe pour une entreprise à taille humaine


hellowaste.com

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