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  • Photo du rédacteurKatell Magazine

LA PETITE HISTOIRE... par Laëtitia


Le jean « born to be wild »


Qui de vous, n’a jamais porté un jean ? Vêtement incontournable de nos dressings masculins et féminins, il est ce que l’on nomme un « basique ». Mais quelle est son histoire ?


Le jean, c’est avant tout, une matière. Un sergé de coton très résistant, teint à l’indigo et fa- briqué en Europe. Il est utili- sé pour faire des vêtements de travail pour homme et femme, dès les années 1830-1840. Ainsi que pour faire des bâches et des toiles de tente. Aux États- Unis, un certain Levi Strauss, originaire de Bavière, vend ces produits pour les chariots de la Ruée vers l’or mais le succès n’est pas au rendez-vous. Avec le tailleur Jacob Davis, ils dé- cident de couper ces bâches pour en faire des pantalons. Ils y ajoutent un procédé de rive- tage pour solidifier les poches. Le succès est immédiat. Nous sommes en 1873. Durant les décennies suivantes, il va se muer de vêtement de travail issu du monde agricole et ouvrier des États-Unis, en un vêtement de loisir pour les classes moyennes.

Au début des années 50,

il est vécu comme le vêtement qui tranche avec le conformisme vestimentaire des générations précédentes. La jeunesse s’en empare pour son esthétique, son confort, sa transgressivité. Il faudra attendre la fin des années 60 pour qu’il se généralise à toute la société. À la fin des années 70, les punks lui donnent un souffle de révolte. Leurs jeans déchirés montrent leur pauvreté, leur rébellion face à une société qui ne leur offre aucun avenir. Malgré les trous que l’usure des années donne au jean, il reste solide, un fervent allié de celui qui le porte.

Avec les années 80,

le jean prend une nouvelle direction : celle de la différenciation. Le jean comme vêtement unisexe a vécu. Sa coupe se féminise et les teintes se multiplient. Mais son aura de vêtement rebelle ne le quitte pas pour autant. Dans les années 90, l’apparition de la coupe dite « baggy » fait scandale aux États-Unis. Ce pantalon très large tombant sur les fesses laissant entrevoir le boxer ou le caleçon, ne plaît pas à tout le monde, loin de là. Il sera même interdit dans plusieurs villes et peut faire encourir une amende à la personne qui le porte ! À l’origine, cette coupe adoptée par la jeunesse abandonnée par la société américaine, est un hommage aux prisonniers qui portent des pantalons de taille unique et sans ceinture. Une dizaine d’années plus tard, la coupe à la mode est à l’opposé. C’est le slim qui règne en maître. Pourtant le scandale de l’époque est du même acabit. À la coupe moulante s’associe la taille basse qui laisse entrevoir les sous-vêtements de ces demoiselles, sans compter leur nombril. Ils seront jugés indécents dans certains lycées, et en seront bannis.

Le jean et la jeunesse

restent de fervents alliés dans l’anticonformisme. Cependant, ce vêtement est parfois encore jugé comme un signe de négligence vestimentaire quand il est porté dans certaines circonstances par des adultes. En 2012, Cécile Duflot en fait l’expérience lorsqu’elle arrive au Conseil des ministres vêtue d’un jean. Les commentaires du clan politique adversaire firent la Une des journaux. Le jean n’est peut-être pas en- core prêt à oublier son côté subversif.


L’histoire continue sur Instagram / La Collectionographe www.lacollectionographe.wordpress.com

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