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Un café avec...

Jocelyne Cacciali et Céline Morin,

co-présidentes du Conseil de Développement



Qui êtes-vous ?

Jocelyne Cacciali : « Je suis fille d’entrepreneur du bâtiment, enseignante retraitée, ancienne élue et présidente de l’ADE, Association pour le Développement Économique, la plus ancienne association d’entreprises briochine. »

Céline Morin : « Je suis la dirigeante de Familles Rurales, la Fédération des Côtes d’Armor et, bénévolement, co-présidente de Rich’ESS, pôle d’Economie Sociale et Solidaire du pays de Saint-Brieuc».


Le Conseil de Développement, c’est quoi ?

Céline : « C’est une structure de démocratie participative, c’est-à-dire qu’elle implique des citoyens dans la vie publique par la voie de consultations ou d’associations. C’est donc une représentation organisée de la société civile, instituée par le Conseil Régional, adossée au Pays de Saint-Brieuc ».


Quelle est sa mission ?

Céline : « Notre mission est de donner notre avis, un avis consultatif, sur les projets de territoire des deux agglomérations : celle de Saint-Brieuc et celle de Lamballe ».

Jocelyne : « Nous travaillons sur les projections que les élus font de l’organisation du territoire à cinq ou dix ans en termes d’urbanisme, de services, d’économie avec, en tête, la durabilité des projets conformément aux directives de l’Etat et de l’Europe. Le Conseil de Développement compte quatre collèges : mutations économiques, transitions écologiques, solidarités et cadre de vie et un collège citoyen ».


Qui est membre du Conseil de Développement ?

Céline : « Tout citoyen qui souhaite contribuer à l’amélioration de la qualité de vie sur son territoire. Pour participer, aux côtés des élus, aux réflexions sur l’avenir du bassin de vie, ses défis économiques, sociaux et environnementaux. Il compte 114 membres : 72 citoyens représentant l’ensemble du territoire et 42 structures de la société civile».

Jocelyne : « Les membres portent une parole de citoyens sur les projets. L’idée n’est pas de dire : c’est bien ou ce n’est pas bien mais de réfléchir sur les besoins de la population dans dix ou vingt ans. Notre voix est consultative mais elle est entendue, débattue et prise en compte ».


Un exemple ?

Jocelyne : « Le numérique. Nous savons qu’il est dévoreur d’énergie. Nous devons donc être vigilants par rapport à la préservation de l’environnement. De plus, nous estimons que la qualité d’un service ne peut pas se mesurer uniquement sur le numérique mais sur un rapport à l’humain. Nos préconisations ont été de veiller à apporter une culture du numérique au citoyen ».


Vous êtes issues de deux mondes économiques différents, quelle est votre définition de l’économie ?

Jocelyne : « L’économie c’est un échange, un moteur qui agit sur le développement des communautés humaines. Travail, salaire, produit... elle concerne le citoyen, le consommateur, l’entrepreneur. Il faut être inventif dans cet échange ».

Céline : « Pour moi, l’économie est un échange mais elle est surtout une réponse à un besoin. Quand l’entreprise répond à un besoin primaire, elle permet de satisfaire les autres besoins. Elle doit être respectueuse de l’humain et de l’environnement ».


Comment avez-vous construit votre co-présidence ?

Jocelyne : « Nous ne voulions pas de présidence seule, ni l’une ni l’autre. Un duo c’est plus fort, plus riche, plus intéressant. Nous portons des valeurs entrepreneuriales différentes mais notre quant-à-soi s’est effacé pour porter la parole de tout le monde ».

Céline : « Nous nous étions côtoyées dans le conseil d’administration. Nous avons des parcours, des expériences professionnelles et associatives différentes qui se complètent. Nous savons écouter et comprendre nos positionnements respectifs. Nous prônons une économie plurielle donc tous les avis sont à prendre en compte ».


De quoi êtes-vous les plus fières ?

Jocelyne : « Dans la période que nous venons de traverser, nous avons conservé les liens avec notre conseil d’administration, continué à avancer sur les dossiers. Malgré les difficultés : on a fait le job ! »

Céline : « A ceux qui étaient dubitatifs sur une présidence partagée, nous avons montré que notre compréhension mutuelle, notre entraide, notre complémentarité ont servi le collectif. Le collectif permet d’apprendre des autres, discuter avec des personnes différentes pour faire des préconisations partagées dans l’intérêt général et pour le bien vivre de notre territoire » .

Jocelyne : « Le Conseil de Développement nous permet de voir que notre territoire bouillonne d’idées, avec des jeunes et des moins jeunes qui proposent des solutions adaptées à notre époque et appliquées à notre territoire. L’audace a du génie, on devrait valoriser l’audace d’entreprendre. Notre territoire est magnifique et il vaut le coup ! »

Plus d’infos : www.cdpsb.fr

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