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  • Photo du rédacteurKatell Magazine

UN CAFÉ AVEC... Eric Boyer



Les ressources humaines à haute intensité


Eric Boyer, 52 ans, dirige le groupement d’employeurs Adeliance depuis un an. Dirigeant de son propre cabinet RH, il était adhérent du groupement depuis trois ans. Sa candidature au poste de directeur était motivée par « l’envie de retravailler en équipe, ça me manquait terriblement ». Le spécialiste des ressources humaines reconnaît que « dans le recrutement pour un temps partagé, on multiplie la complexité ». Il faut répondre à de nombreux impératifs : plusieurs entreprises, plusieurs fiches de poste, des horaires différents, des contraintes géographiques. Bref, de la gestion des RH à haute intensité !


Le temps partagé

« C’est d’abord un groupement d’employeurs. C’est-à-dire des entreprises qui se mettent ensemble pour partager des compétences. Nos adhérents sont les propriétaires de l’association. Adeliance existe depuis 25 ans. Elle est née pour répondre aux besoins en personnel des entreprises agroalimentaires, en soutien à la saisonnalité de leurs activités. Cela permettait de sécuriser le contrat de travail de leurs employés. C’est une spécificité présente dans le Grand Ouest. Avec le temps, cette forme de travail s’est transformée. Elle a concerné d’autres métiers que ceux des ouvriers et d’autres rythmes : à la semaine et non plus à la saison. L’axe de développement de 2024 est de revenir dans les métiers de l’industrie et de proposer, à nouveau, du temps partagé à la saison ».


Le temps partagé

dans le salariat

« Adeliance compte 55 salariés qui travaillent pour 70 entreprises ou associations, sur un territoire qui va de Lannion à Lamballe, en passant par Guingamp, Saint-Brieuc et Quintin. Faire une longue carrière en temps partagé, c’est possible ! Certains de nos salariés sont là depuis longtemps : l’un d’entre eux est là depuis 20 ans et se partage entre deux entreprises. La dernière partie en retraite avait travaillé 17 ans chez Adeliance, pour une douzaine d’entreprises. Parfois aussi, les salariés nous quittent pour rejoindre une entreprise adhérente à plein temps ».


Pour le salarié

« Le temps partagé demande de la souplesse, de l’adaptabilité et de l’organisation. C’est une expérience qui muscle les CV ! C’est aussi s’enrichir dans une diversité de missions, bénéficier de polyvalence et de responsabilités. Ce n’est pas donné à tout le monde mais c’est très stimulant. Et, quand l’équilibre est là, les salariés sont épanouis, ils savent pourquoi ils viennent travailler et l’impact est positif sur la productivité. Chez Adeliance, les contraintes du salarié sont prises en compte. Un temps partiel est toujours choisi et peut évoluer sur du temps plein. Pour qu’ils vivent le mieux possible leur nouveau rythme de travail, les nouveaux salariés bénéficient d’une formation spéciale sur deux jours et sont accompagnés par un autre salarié "tuteur" ».


Pour l’adhérent

« Nous répondons à un besoin de compétences sur un temps partiel. Nos adhérents sont des TPE et PME qui, parfois, se privent de compétences faute de trouver du personnel dans la juste mesure qui leur convient. Découvrir et adhérer au temps partagé, c’est déléguer des tâches sur lesquelles ils n’ont pas de valeur ajoutée. À nous, l’équipe, de trouver la bonne personne et d’ajuster l’emploi du temps en fonction des besoins de l’entreprise ».


Orchestrer un temps partagé

« C’est du sport ! Et beaucoup d’émotions. Recruter le bon profil c’est s’assurer qu’il réponde aux profils de postes des adhérents recruteurs, c’est caler le planning entre le salarié et les différentes entreprises, veiller aux contraintes du salarié et au périmètre géographique, garantir le taux horaire de la personne embauchée. Dans une entreprise classique, la relation employeur/salarié est bilatérale. Chez Adeliance, elle est tripartite. Je suis présent à la première rencontre entre le salarié et l’entreprise, aux entretiens annuels, dans les évolutions de salaires… Et je fais un point annuel avec les adhérents ».


Une équipe à l’écoute

« Nous sommes cinq et trois alternantes. Notre rituel, c’est le café du matin. Une demi-heure pendant laquelle nous nous transmettons les infos, de façon à être tous au même niveau d’actualité. Nous devons tous être en capacité de répondre à la demande d’un adhérent ou d’un salarié. Quelle que soit la personne qui répond, celle qui appelle est écoutée et prise en compte ».

Marie-Laure RC

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