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Un café avec : Philippe Picou

Qui êtes-vous ? « Je suis un Parisien pur et dur, retraité depuis six ans. J’ai fait ma carrière dans le groupe qui est aujourd’hui Vinci avec des missions d’expatriation en Afrique de l’Est, au Moyen Orient, aux Antilles. Fin 1999, pour des raisons familiales, j’ai souhaité m’installer en province. J’avais ciblé entre Nantes et Bayonne, je suis arrivé à Saint-Brieuc pour remettre la CMA sur les rails avec Yvan Le Normand, directeur de l’époque. La Scop avait été liquidée en 1986, une nouvelle entreprise était née mais, malgré un CA de 10 millions de francs, elle perdait de l’argent. Nous avions quatre métiers et 120 salariés, que des mou- tons à cinq pattes ! Quand je suis parti, l’entreprise générait 40 millions d’euros de CA, on était plus de 300 dont 10% en apprentissage. C’était un challenge partagé, tout le monde participait à l’effort de guerre ».

SBEC, c’est quoi ? « C’est une association à but lucratif qui organise des manifestations à caractère événementiel et de développement économique. Notre ambition est d’innover afin de maintenir la Foire Expo sans oublier les valeurs de base de cet événement. Continuer à faire de Saint-Brieuc une ville de Salons, accueillir ces manifestations sur 24 ou 48h. Le Palais des Congrès c’est aujourd’hui 60 à 70% du CA. Nous avons d’ail- leurs créé une agence événementielle pour accompagner ce développement : KerEvent »

Comment êtes-vous arrivé à SBEC ? « J’étais trésorier adjoint de la CCI. Dans cette association, j’avais deux amis : Pierre Budet trésorier à SBEC et Gérard Le Bourhis, président du Tribunal de Commerce. Ils m’ont convaincu de venir siéger à SBEC, en m’assurant que ce n’était pas chronophage ! Je me suis bien entendu avec André Rivallan, le président. A son décès en 2013, j’ai été sollicité pour prendre sa suite. La Foire Expo avait 70 ans et je devais défendre la nouvelle délégation de service public qui devait nous conduire de 2015 à 2030 »

Un projet qui vous tient à cœur ? « Continuer à faire en sorte que notre personnel soit impliqué dans l’activité et dans les résultats avec de l’intéressement. Notre développement passe par leur bien-être dans leur job. Mais on a aussi besoin d’une structure qui évolue. Je souhaite participer à instaurer le Grand Brézillet, projet qui tenait à cœur de Pierre, le mettre sur les rails. Et après je pars en retraite ! »

Qu’est ce qui fait un bon président ? « Il n’y a que les présidents morts qui sont de bons présidents ! (rires). Je suis attaché aux relations humaines, j’espère que les salariés se sentent intégrés. Mon rôle c’est aussi d’être en lien avec le monde politique local ».

Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ? « J’ai plein de motivations : ici, c’est travailler sur les dossiers, assurer la gestion. Sinon, c’est rénover ma maison »

La plus grande leçon que la vie vous ait apprise « L’éducation de mes enfants. S’avoir s’adapter. L’apprentissage de parent est riche surtout lorsqu’il faut être à la fois le papa et la maman. J’ai la satisfaction d’avoir fait ce que je voulais faire ». Ce qui vous insupporte le plus ? « Les extrémismes, quel que soit le bord».

Avez-vous noté une évolution de la place des femmes au long de votre parcours pro ? « Je suis de la génération post 68, une génération libérée et très ouverte, un rapport femmes/hommes bouleversé. J’ai vu beaucoup plus de femmes dans le bâtiment. Avec elles, les rapports sont différents, elles passent plus en douceur et en finesse. La persuasion est une question de méthode ! Certains hommes ont pris conscience que les femmes ont autant de compétences, de talent et de charisme et, pour une partie d’entre eux, ce n’est pas facile à admettre ! »

Le café : serré ou allongé ? « Plutôt serré parce que j’en bois 5 ou 6 par jour. Et avec des sucrettes ! »

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