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  • Photo du rédacteurKatell Magazine

LA CHEFFE D’ENTREPRISE / Fanny Lejart



L’épicerie de sa vie


Fanny a toujours rêvé de tenir une épicerie. Mais pas n’importe laquelle : celle de Lanrelas. Son rêve est devenu réalité en 2020...


Installé dans des locaux flambants neufs depuis l’automne, le Savoir Breton est le dernier commerce de Lanrelas. Grâce à cet aménagement « soutenu par la commune, car je leur loue les locaux », Fanny a pu élargir son offre. 3 000 références au total : de l’épicerie, un rayon primeur, du fromage et de la charcuterie, des produits locaux mais pas que… « pour satisfaire tous les porte-monnaie », précise-t-elle. Depuis la fermeture du dernier restaurant de la commune, Fanny, secondée désormais par deux alternantes, a imaginé de nouveaux services : du café à emporter, des tartines, des plateaux raclette et des plats cuisinés sur commande. Passer de 56 à 70 m2 de surface de vente, était la condition sine qua non du développement de l’entreprise. « J’étais à l’étroit dans l’ancien local  ».


10km à la ronde

Situé dans le bourg, le commerce existe depuis trois générations. Elle aurait aimé l’acheter, à 18 ans, alors qu’elle y travaillait depuis un an. Mais Fanny n’a, à l’époque, ni l’expérience, ni l’apport nécessaire pour convaincre le banquier. Deux autres propriétaires se sont succédés avant qu’elle n’en devienne - enfin ! - la propriétaire. Quand elle parle du Savoir Breton, Fanny dit « on ». « On, parce que c’est l’épicerie et moi ». Aujourd’hui, son commerce séduit à 10 km à la ronde. Et elle l’affirme : « Ce sont les gens qui me portent. Ma limite, c’est leur limite. J’adore ça ! Et j’ai encore plein d’idées sous mon chapeau ! ».


L’aval de ma famille

Avant de reprendre l’épicerie de sa vie, la jeune femme expérimente plusieurs métiers. « Des expériences qui s’avèrent utiles aujourd’hui ». Tout se précise alors qu’elle va signer la fin de sa disponibilité de l’agence postale de la commune. « Mon échange sur le sujet, avec le maire, a pris trois minutes. Il m’a très vite parlé de l’épicerie qui était à nouveau à vendre. Il savait que c’était mon projet de vie ». De retour chez elle, elle réunit sa famille : « Je voulais leur aval pour le faire. Mon mari m’a dit de foncer et les enfants (4, 7 et 11 ans, ndlr) étaient aussi d’accord. Le lendemain, j’ai passé des coups de fil pour savoir comment monter le projet  ».


« L'important c'est d'être bien »

Des cousins et une amie comptables lui donnent des conseils et l’aident à faire un prévisionnel, elle prend contact avec Initiative Armor, son employeur lui facilite les choses… « Tout le monde y croyait », sourit-elle. Elle arrive chez le banquier avec les bilans, le prévisionnel et son enthousiasme en lui disant : « Il paraît que ça peut marcher ». Il lui demande dix jours pour étudier le dossier. « J’avoue que je suis ressortie sans y croire ».  Elle boucle pourtant le budget, malgré son manque d’apport « pour préserver la maison et les économies familiales  », avec le soutien d’Initiative Armor et de Bretagne Active, sur le fonds Garantie égalité femmes. « En trois mois et demi, l’épicerie était la mienne ! ». Le succès est au rendez-vous à en croire le chiffre d’affaires en croissance constante depuis la reprise en 2020 et le prix remis par Initiative Armor en juin dernier. Cependant, la motivation de Fanny va bien au-delà : « Ce qui m’importe, c’est d’être bien,  que les habitants soient contents de trouver ce qu’ils veulent à leur porte . Et que tout le monde, quel que soit son budget, puisse se faire plaisir ».

Marie-Laure RC


facebook/Le Savoir Breton

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